Presse

Télérama

L’écologie ? Laisse béton ! Un atelier vidéo sensibilise des ados de banlieue a priori peu concernés par l’environnement. Résultat, “C’est chaud !” où pédagogie rime avec fantaisie.

« On va nous bassiner encore longtemps avec l’environnement ? » Telle est en substance la question que se posent Michael, Ziad et Pierre, des ados dont « l’environnement » se résume au béton d’une banlieue parisienne. Le dérèglement climatique ? Pfff… La mer peut bien monter, descendre ou même s’évaporer, ils ne voient pas bien en quoi cela les concerne.

La suite de l’article de Marc Belpois, ici, sur le site de Télérama


Le Monde

C’est chaud ! – La COP21 vue de la cité

La COP21 (la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique) s’achève demain à Paris. Il ne s’agit pas de sauver la planète, celle-ci n’est pas, contrairement à ce qu’on entend souvent, menacée de disparition. Il s’agit de nous sauver nous et éventuellement de penser à nos enfants. Mais, ce n’est pas le propos. Les déprimants marchandages égoïstes ne doivent pas nous empêcher de sourire (voire de rire) avec la web-série C’est Chaud !, installée dans le quartier de la Boissière à Montreuil. Cela parle du climat et de l’avenir de l’humanité à partir d’un point de vue inattendu, celui de trois jeunes de banlieue.

La suite de l’article de Pierre Sérisier, ici, sur le blog Le Monde des séries

Le Parisien

Les ados de la Boissière stars d’une websérie sur le climat

« Question pollution, on n’a pas de voiture et on prend pas l’avion. Pour ce qui est de manger bio, on n’a même pas de quoi s’acheter un kebab ! Et t’as déjà vu un kebab bio, toi ? » C’est l’une des nombreuses répliques, souvent drôles, de la websérie « C’est chaud ! »*, jouée par une dizaine d’ados de 15 à 17 ans du quartier de la Boissière à Montreuil. Ces six épisodes de dix minutes, éloquents, loufoques et au ton très libre ont été tournés en marge des débats de la COP21. Cette série diffusée sur Internet a été montrée cette semaine au Bourget, dans l’espace grand public de la conférence climat.
La suite de l’article de Marie-Pierre Bologna, ici.

France Culture 

Le réchauffement climatique vu du quartier de La Boissière, à Montreuil 

Réalisée à l’occasion de la COP21, la web-série C’est chaud ! pose un regard original, humoristique et citoyen sur le réchauffement climatique. Créée par des adolescents Montreuil (Seine-Saint-Denis) accompagnés par les réalisateurs Damien Froidevaux et David Jungman, elle participe, aussi, à proposer une autre image des quartiers dits « sensibles » et de ceux qui y vivent. (…)
Ecoutez « La Revue des images » d’Hélène Delye, ici.

Interview de l’équipe de « C’est chaud », websérie sur l’écologie dans les quartiers

Ecoutez l’interview ici.


Grazia

Du Japon à la banlieue : 5 webséries cool pour bien démarrer 2016

La suite de l’article ici.


Force Ouvrière

Paris à heure de la COP 21, des ados de la cité de la Boissière, à Montreuil ont réalisé une web-série sur le réchauffement climatique. Intitulée C’est chaud, elle est diffusée sur le Net, l’écran préféré des 13-19 ans, depuis le 26 novembre.

La suite de l’article de Michel Pourcelot, ici.


Le blog de Nestor

A l’occasion de la COP 21, les jeunes de l’Atelier Cinéma du centre de quartier de la Boissière dans le haut-Montreuil ont eu l’idée de réaliser cette mini web-série de 6 épisodes sur le réchauffement climatique. Il s’agit d’une fiction d’anticipation qui met en avant les conséquences néfastes du dérèglement climatique, sur le ton de l’humour et sans accent moralisateur.

La suite de l’article de Nestor, ici.

 

Partenaires

Une co-production :
E2P/entre2prises et ACTION!

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Avec le soutien de :
la ville de Montreuil
le Service jeunesse de la ville de Montreuil
l’Agence Erasmus+ France Jeunesse & Sport
la commission Images de la diversité / CGET Acsé
Le département de la Seine-Saint-Denis
TVM Est Parisien

Avec le mécénat de Groupe Leader

& la participation de :
Touscoprod
Label Vidéo

 

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INTENTION DES REALISATEURS

le climat, des adolescents, un quartier

« C’est chaud ! » est le troisième projet de réalisation que nous menons avec les adolescents de La Boissière à Montreuil. Majoritairement issus de l’immigration, ils habitent dans les HLM ou grandes copropriétés dégradées de ce quartier enclavé, classé en zone prioritaire de la politique de la ville.

« C’est chaud ! » propose d’introduire une fiction d’anticipation déjantée là où on attendrait le sacro-saint réalisme. Pour une fois, les prétendus codes de la cité sont mis de côté. Pas de drogue, de caïds ou de lascars ici, pas de caméra virevoltante ni de grisaille.

La série s’ancre fortement dans la réalité du quartier pour proposer une fiction un peu folle qui aborde un thème inattendu dans les quartiers : le climat.

On ne parle jamais des quartiers au sujet de l’environnement et encore moins du réchauffement climatique. Et pourtant les départements les plus touchés par la canicule de 2003 ont été ceux d’Ile-de-France et plus particulièrement la Seine St-Denis, pas forcément les plus au Sud mais… pauvres, donc plus vulnérables. On sait bien que les quartiers populaires de Louisiane ont connu de durs lendemains après l’ouragan Katrina. Les bouleversements climatiques révèlent les inégalités, en France comme dans le monde, et les accentuent.

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Malgré cela les jeunes le disent eux-mêmes :   « Nous, le climat, ça ne nous concerne pas ».

En effet, comment se sentir menacé par le niveau de la mer qui monte quand on n’y va jamais ? Et comment préserver l’avenir de la planète quand penser le sien est déjà un combat incertain ? Leur indifférence initiale est une promesse d’évolution. Elle correspond aussi à ce que beaucoup pensent, ou pensaient jusqu’à il y a peu, du réchauffement climatique. Or il est urgent de prendre conscience du problème et d’agir. Mais dans quelle direction ?

La lutte pour sauver notre planète sous-tend une révolution de notre façon d’appréhender la vie en société. Elle sera insuffisante si elle se limite à ne règlementer que la pollution. D’un point de vue très pragmatique, un réel changement n’interviendra qu’en remettant l’autre au coeur des préoccupations de chacun. Il s’agit d’instaurer plus de solidarité et de développer les liens sociaux. Pour cela, observer la vie d’une cité n’est pas dénué d’intérêt, à plus forte raison que les habitants de La Boissière savent profondément ce que représente la diversité. Elle y est la norme. La question de « vivre ensemble » s‘y pose quotidiennement.

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La série s’inscrit quasi intégralement dans le cadre de la cité, en bas des tours, devant les halls d’immeuble, sur le terrain de basket… Le quartier nous devient familier et sa richesse se dévoile. Les points de vues s’élargissent, les jeunes développent un positionnement critique qui leur est propre, voire envisagent des solutions. L’ensemble de la démarche les incite à se documenter, ils apprennent des choses sur le climat en faisant la série et finalement évoluent en même temps que leurs personnages. Leur parole se construit…

Notre but est audacieux : éveiller les consciences, ouvrir les jeunes à la citoyenneté, car pour changer le monde, il faut y prendre part.

Avec la COP21, la question climatique se retrouve sur le devant de la scène médiatique. Cela représente pour nous l’opportunité unique d’apporter au plus grand nombre la parole des adolescents de « C’est chaud ! » à un endroit où personne ne les attend, pas même eux-mêmes.

PRESENTATION DE LA SERIE

DE LA NEIGE EN ÉTÉ

 

Ils sont une dizaine, ils ont entre 14 et 17 ans, ils habitent en banlieue, là où il n’y a plus de métros (il y a bien un bus mais il s’arrête à 21h). « Aller à Paris ? Pourquoi faire ? Ici non plus, il n’y a pas grand-chose à faire mais au moins on se connaît. C’est chez nous ici »

Les grandes vacances commencent, et Pierre, Michael et Ziad sont résignés à s’ennuyer ferme. Comme tous les étés, le temps promet d’être long et chaud sur le banc aux pieds des tours. Mais cette fois, quelque chose dans l’air annonce de l’inédit…

Ornella, une ancienne du quartier devenue militante écologiste, revient de Bretagne et secoue toute la bande. Elle a une pétition à faire signer contre le réchauffement climatique. Difficile de se sentir concerné pour l’instant: « Question pollution, on n’a pas de voiture et on prend pas l’avion. Pour ce qui est de manger bio, on a même pas de quoi s’acheter un kebab !

Bref, c’est pas nous les pollueurs.

 

Et comme on ne va pas au bord de la mer, qu’elle monte ou pas, ça ne nous touche pas vraiment. On a déjà suffisamment de problèmes au quotidien pour ne pas s’en ajouter de nouveaux, sur lesquels on ne peut rien en plus.
Après, faut bien reconnaitre qu’il fait vraiment froid, et que ça fait bizarre de ressortir les doudounes en plein mois de juillet. Sans parler de la neige qu’on annonce pour la fin de semaine, des chiens qui aboient toute la journée, des réfugiés climatiques qui commencent a affluer du Norvège, et de tous les copains qui reviennent de vacances écourtées avec des récits incroyables : “ la mer ? bah elle est plus là !… ” »

Les dérèglements climatiques sont en train de changer le monde, et les quartiers sont en première ligne… Mais pour que Pierre et Michael commencent à se sentir concernés, il faut vraiment les secouer. Pour le moment, Pierre se sent davantage préoccupé par les beaux yeux d’Ornella que par la fonte des glaces et la circulation alternée.

C’est alors que débarque de nulle part un mystérieux basketteur doué d’étranges pouvoirs magiques et de la ferme intention d’éveiller les
consciences de la bande d’amis. Pierre et Michael se retrouvent alors bloqués dans une journée qui se répète indéfiniment jusqu’à ce qu’ils comprennent enfin que le basketteur veut les investir d’une mission :

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« Le climat il faut s’en occuper maintenant ! »

 

Ce n’est que la première épreuve qui les attend… Ils devront petit à petit, action après action « faire leur part ». En prenant conscience qu’ils sont l’avenir du monde, en cultivant leur ouverture vers les autres, ils pourront changer les mentalités, à commencer par la leur.

TRAITEMENT

Une série “Bigger than Life”

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Nous abordons l’écriture en collaboration avec les adolescents en nourrissant le scénario de leurs expériences, de leurs idées, de nos discussions.

Dans un premier temps, nous discutons donc beaucoup avec eux de leur quotidien, de leurs expériences, de leur perception du changement climatique et des problématiques qu’il induit. Puis Damien Froidevaux et David Jungman, les auteurs/réalisateurs/encadrants, riches de ces éléments, souvent aussi disparates que pertinents, écrivent une première trame assez précise des épisodes, sous la forme de situations ou de continuités dialoguées. Puis au cours des répétitions, les situations sont adaptées en fonction de nouvelles idées, d’improvisations que les jeunes peuvent proposer mais aussi du rythme qu’ils ont su transmettre à leurs personnages, qu’ils incarnent à partir de ce qu’ils sont.

Ils prennent également en charge l’image et le son (avec la complicité de David et Damien). L’expérience qu’ils ont acquis lors des précédents ateliers les rend relativement autonomes face à la technique et permet d’appréhender l’atelier comme un tournage professionnel.

Pour prémunir la série de tout didactisme nous prenons de vitesse le sujet en propulsant les personnages dans une comédie qui, partant du réel de La Boissière, raconte une histoire “ bigger than life ”. Après tout, le film fantastique a bien le droit de Cité. Et le climat nous rapproche dangereusement de notre futur…

La pédagogie de « C’est chaud ! » se doit d’être buissonnière. Elle est à l’image des jeunes qui la font : drôle, vivante, et un brin provocatrice.

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Générique

Une création originale de
David Jungman & Damien Froidevaux

produit par
Xavier Pons

Avec:

Pierre Bodo-Enga
Ziad Aboubacar
Mickael Jean-Baptiste
Jérémie Mvulu Nsimba
Wesley Forest
Ornella Makaya
Hamayé Konaté
Christophil Joseph

et les habitants des Ramenas

Réalisation, image et son :

Christophil Joseph
Ziad Aboubacar
Pierre Bodo-Enga
Abed Darrat
Mickael Jean-Baptiste
Ornella Makaya
David Jungman
Damien Froidevaux

 

Montage image : David Jungman

Assistante montage : Laura Scmidt

Mixage: Bruno Auzet

Etalonnage : Florent Verdet

Musique Originale : Arnaud Gransac

Musique additionnelle :  Doctor Dizzy / (Daniel Pemperton) / BBC Production Music

 

La série a été réalisée dans le cadre
d’un atelier vidéo de la ville de Montreuil

à l’initiative de
Hamayé Konaté

et
Moussa Traoré
Gilberto Da Graca
Guénolaine Charier
Linda Boualak
Fouad Guidoum
Tarek Rezig

 

 

 

Présentation du projet

De la neige en été,
Ils sont une dizaine, ils ont entre 14 et 17 ans, ils habitent Montreuil, tout en haut, dans le quartier de la Boissière. Là haut, il n’y a plus de métros, il y a bien un bus mais qui s’arrête à 21h, et comme il y a de plus en plus de lorleurs (contrôleurs), ce n’est plus une option.
Ils ne sont pourtant qu’à 20 minutes de Paris, mais certains n’y sont jamais allés « Pourquoi faire ? ». Ici non plus, il n’y a pas grand-chose à faire mais on se connaît « C’est chez nous ici ». Et puis dans ce quartier, délimité par la cité des Castors, la cité « New-Jack » et celle des Ramenas (attention, on ne prononce pas le « s » de Ramenas, sinon on voit que t’es pas vraiment d’ici), par l’immense château d’eau de la ville, et le collège, il se passe toujours des histoires.
Les grandes vacances commencent, et Pierre, Michael et Ziad sont résignés à s’ennuyer ferme. Comme tous les étés, le temps promet d’être long et chaud sur le banc au pied des tours. Mais cette fois, quelque chose dans l’air annonce de l’inédit…
Une ancienne du quartier, Ornella, devenue militante écologiste, revient de Bretagne et secoue toute la bande. Elle a une pétition à faire signer contre le réchauffement climatique. Difficile de se sentir concerné pour l’instant : « Question pollution, on n’a pas de voiture et on prend pas l’avion. Pour ce qui est de manger bio, on a même pas de quoi s’acheter un kebab, alors… Bref, c’est pas nous les pollueurs. Et comme on ne va pas au bord de la mer, qu’elle monte ou pas, ça ne nous touche pas vraiment. On a déjà suffisamment de problèmes au quotidien pour ne pas s’en ajouter de nouveaux, sur lesquels on ne peut rien en plus. »
« Après, faut bien reconnaître qu’il fait vraiment froid, et que ça fait bizarre de ressortir les doudounes en plein mois de juillet. Sans parler de la neige qu’on annonce pour la fin de semaine, des chiens qui aboient toute la journée, des réfugiés climatiques qui commencent à affluer du Danemark, et de tous les copains qui reviennent de vacances écourtées avec des récits incroyables : « La mer ? Bah elle est plus là !… » »
Les dérèglements climatiques sont en train de changer le monde, et le quartier de la Boissière est en première ligne…
C’est alors que débarque de nulle part un mystérieux basketteur doué d’étranges pouvoirs magiques et de la ferme intention d’éveiller les consciences de la bande d’amis.
Pierre et Michael se retrouvent alors bloqués dans une journée qui se répète indéfiniment jusqu’à ce qu’ils comprennent enfin que le basketteur veut les investir d’une mission: « Le climat il faut s’en occuper maintenant ! ».
Ce n’est que la première épreuve qui les attend…

Le climat, des adolescents, un quartier
« C’est chaud ! » est le troisième projet de réalisation que nous menons avec les adolescents de La Boissière. Majoritairement issus de l’immigration africaine, ils habitent dans les HLM ou grandes copropriétés dégradées de ce quartier enclavé, classé en zone prioritaire de la politique de la ville. La série s’ancre fortement dans la réalité du quartier pour proposer une fiction un peu folle qui aborde un thème inattendu à La Boissière : le climat.
On ne parle jamais des quartiers au sujet de l’environnement et encore moins du réchauffement climatique. Et pourtant les départements les plus touchés par la canicule de 2003 ont été ceux d’Ile-de-France et plus particulièrement la Seine St-Denis, pas forcément les plus au Sud mais… pauvres, donc plus vulnérables. On sait bien que les quartiers populaires de Louisiane ont connu de durs lendemains après l’ouragan Katrina. Les bouleversements climatiques révèlent les inégalités, en France comme dans le monde, et les accentuent.
Malgré cela les jeunes le disent eux-mêmes : « Nous, le climat, ça ne nous concerne pas ». En effet, comment se sentir menacé par le niveau de la mer qui monte quand on n’y va jamais ? Et comment préserver l’avenir de la planète quand penser le sien est déjà un combat incertain ? Leur indifférence initiale est une promesse d’évolution. Elle correspond aussi à ce que beaucoup pensent, ou pensaient jusqu’à il y a peu, du réchauffement climatique. Or il est urgent de prendre conscience du problème et d’agir. Mais dans quelle direction ?
La lutte pour sauver notre planète sous-tend une révolution de notre façon d’appréhender la vie en société. Elle sera insuffisante si elle se limite à ne règlementer que la pollution. D’un point de vue très pragmatique, un réel changement n’interviendra qu’en remettant l’autre au cœur des préoccupations de chacun. Il s’agit d’instaurer plus de solidarité et de développer les liens sociaux. Pour cela, observer la vie d’une cité n’est pas dénué d’intérêt, à plus forte raison que les habitants de La Boissière savent profondément ce que représente la diversité. Elle y est la norme. La question de « vivre ensemble » s‘y pose quotidiennement.
La série s’inscrit quasi intégralement dans le cadre d’une cité, en bas des tours, devant les halls d’immeuble, sur le terrain de basket… Le quartier nous devient familier et sa richesse se dévoile. Les points de vues s’élargissent, les jeunes développent un positionnement critique qui leur est propre, voire envisagent des solutions ; leur parole se construit…
La question climatique se retrouve sur le devant de la scène médiatique avec la perspective de la COP 21, début décembre 2015. Cela représente pour nous l’opportunité unique d’apporter au plus grand nombre la parole des adolescents de « C’est chaud ! », à un endroit où personne ne les attend, pas même eux-mêmes.

Une série « plus grande que la vie »
« C’est chaud ! » propose d’introduire une fiction d’anticipation déjantée là où on attendrait le sacro-saint réalisme. Pour une fois, les prétendus codes de la cité sont mis de côté. Pas de drogue, de caïds ou de lascars ici, pas de caméra virevoltante ni de grisaille.
Nous abordons l’écriture en collaboration avec les adolescents en nourrissant le scénario de leurs expériences, de leurs idées, de nos discussions. Ils incarnent les personnages principaux à partir de ce qu’ils sont. Ils prennent également en charge l’image et le son (avec notre complicité). La démarche les incite à se documenter, ils apprennent des choses sur le climat en faisant le film et finalement évoluent en même temps que leurs personnages.
Pour prémunir la série de tout didactisme nous prenons de vitesse le sujet en propulsant les personnages dans une comédie qui, partant du réel de La Boissière, raconte une histoire bigger than life. Après tout, le film fantastique a bien le droit de Cité. Et le climat nous rapproche dangereusement de notre futur…
La pédagogie de « C’est chaud ! » se doit d’être buissonnière. Elle est à l’image des jeunes qui la font : drôle, vivante, et un brin provocatrice.
Mais qu’adviendra-t-il lorsque la fête sera finie, le jour d’après la COP 21 ? Après la fiction, comment se passera le retour des personnages à La Boissière ?
C’est chaud !